
Le secteur du CBD a explosé en quelques années. Entre les nouvelles marques, les cultures ultra marketées, les concours, les influenceurs et les discours de pseudo-experts et formateur beaucoup ont voulu transformer une passion en business. Jusque là, rien d’anormal.
Mais à force de voir certains producteurs s’auto congratuler en permanence, une réalité devient difficile à ignorer . Une partie du milieu commence sérieusement à tourner en rond .
Dans le CBD, certains producteurs donnent l’impression qu’ils ont déjà tout compris. Ils connaissent la culture, les génétique, le curing, les terpènes, le marketing, les extractions… et surtout, ils le rappellent constamment.
Le problème n’est pas la confiance en soi. Le problème, c’est quand cette confiance se transforme en ego démesuré. À entendre certains discours, il n’y aurait plus rien à apprendre. Plus besoin d’écouter, plus besoin d’échanger, plus besoin de se remettre en question.

Pourtant, le cannabis même sous sa forme légale reste un domaine complexe, vivant, et en évolution constante. Les techniques changent, les attentes des consommateurs évoluent, les méthodes de culture progressent. Personne ne possède la vérité absolue.
Ce qui fatigue beaucoup de passionnés aujourd’hui, c’est cette tendance permanente à l’auto-promotion collective. Les producteurs se complimentent mutuellement sur les réseaux, bien souvent pour des produits loin d’être irréprochables.
Dans certains cas, on a surtout l’impression d’assister à un concours d’ego et d’un autre côté le balle de focus.
Les critiques honnêtes deviennent rares parce que beaucoup préfèrent protéger leurs relations commerciales ou leur image plutôt que dire la vérité. Résultat tout le monde est incroyable, toutes les fleurs sont premium, tous les hashs sont exceptionnels même si rempli de contaminants diverses.
À force de s’auto-sucer publiquement en boucle, certains finissent par croire à leur propre mise en scène.

Le vrai problème apparaît dès qu’une personne ose donner un conseil ou une critique constructive.
Un curing mal maîtrisé ? Une fleur trop sèche ? Un profil terpénique décevant ? Un marketing trompeur ? Immédiatement, certains se braquent comme des enfants.
Au lieu d’écouter, ils prennent tout comme une attaque personnelle.
Dans un secteur mature, la critique peut servir à progresser tous ensemble. Mais avec beaucoup de parties du milieu , elle devient un affront à l’ego.
Cette mentalité bloque complètement les échanges intelligents. Pourtant, aucun producteur n’est parfait. Même les meilleurs grower au monde continuent d’apprendre, de tester, de rater certaines récoltes et d’écouter les retours.

Le plus ironique, c’est que beaucoup de ces producteurs ont commencé avec une la culture il y a peu. Mais avec le succès, les réseaux sociaux et l’argent, certains finissent par construire un personnage.
Ils ne veulent plus évoluer , ils veulent avoir raison et être les meilleurs.
Chaque publication devient une démonstration d’ego. Chaque échange devient un rapport de force. Et chaque conseil est vécu comme une remise en cause insupportable.
Cette attitude crée un climat toxique et anti évolutifs pour eux meme et où les nouveaux venus n’osent plus poser de questions, et où les échanges sincères disparaissent progressivement et laisse place a l’hypocrisie.

Le milieu du CBD devrait être un espace d’échange, d’innovation et de passion autour d’une plante complexe et fascinante. Mais pour ça, il faudrait que certains arrêtent de croire qu’ils sont devenus des gourous intouchables et surtout qu’ils soient rèelement passionné par la plante.
Être professionnel ce n’est pas juste un numéro Siren et ce n’est pas prétendre tout savoir.
C’est justement rester capable d’écouter, de douter, d’accepter une critique et de continuer à apprendre.
Parce qu’au final, ceux qui pensent déjà tout maîtriser sont souvent ceux qui stagnent le plus et galère a écoulé leur « petit » stock suffit de voir sur leur site.
La réalité c’est que dans n’importe quel domaine, l’ego finit toujours par limiter la progression.
